Et la Nouvelle France devint anglaise !

Publié le par jdor

Par Marie-Hélène Morot-Sir

 Pendant les trois années précédant la signature du Traité de Paris de 1763, cédant officiellement la Nouvelle France à l’Angleterre, la colonie française n’était pas encore, officiellement, passée aux Anglais.

Néanmoins les Français vont devenir immédiatement et sans attendre, des “ nouveaux sujets ” de sa Majesté le roi d’Angleterre, par rapport aux anciens sujets, et pour adoucir ce changement pénible pour eux, et surtout pour prévenir tout soulèvement de cette population conquise contre son gré, le Général Jeffrey Amherst, dès le 12 septembre 1760, incite à la plus grande conciliation…

Des ordres seront même expressément donnés pour que personne n’insulte les Français, que ce soit sur leur langue, leur religion (leur religion papiste est un tel tort !) leurs vêtements, leurs coutumes et les modes “ archaïques ” de leur pays ou même en leur soulignant leur infériorité vis à vis de leurs vainqueurs auxquels ils vont être désormais soumis...

Les Anglais n’introduisent pour l’instant aucun gouvernement civil officiel car ils découvrent tous les aspects démocratiques des Français. James Murray, officier britannique de noblesse écossaise, a été le premier gouverneur militaire de Québec de 1760 à 1763, jusqu’au Traité de Paris. L’administration, durant ces trois années, est alors régie par les textes de la capitulation, qui garantit aux habitants la possession de leurs biens et le libre exercice de leur religion.

James Murray, pendant l’hiver 1759/1760, a eu la difficile charge de conserver la prise de Québec toujours sous la menace d’une attaque française commandée par Lévis… Et, en effet, une grande victoire française aura lieu dès le printemps, le 28 avril 1760 à Sainte Foy.

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Cette victoire obligera James Murray et les troupes anglaises à s’enfermer dans Québec et à subir un siège de la part des Canadiens français. Seuls les navires anglais remontant le Saint Laurent, viendront les tirer de ce mauvais pas.

Murray avait participé au siège de Louisbourg avec Wolf, il aussi fut l’un des premiers à escalader la falaise de l’escarpement de l’Anse aux Foulons, à la bataille des plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759. En grade, il venait en quatrième après Wolf, Monckton et Townsend.

Murray tenta d’administrer cette Nouvelle France en respectant les habitants Français Canadiens, qui formaient la totalité de la population, ce qui n’était pas une sinécure pour lui, puisque l’immigration anglaise n’avait pas encore commencé !

Très peu d’immigrants anglais arrivèrent, en effet, à ce moment-là en Nouvelle France, et dans un tel contexte de rejet anglais du côté de la population canadienne française, cela l’obligea à appliquer une politique plutôt conciliante, vis à vis des Français. Ceci, bien sûr, non pas dans un souci de gentillesse et de compréhension, mais dans le seul but d’instaurer une certaine fidélité avec leurs conquérants, et en même temps d’éviter toutes les confrontations inutiles. 

Les Britanniques, dans leur ensemble, n’étaient pas du même avis que lui, ils essayèrent de l’empêcher d’appliquer cette politique souple et intelligente. Ils prêchaient pour une grande discrimination envers tous ces Français catholiques…  Mais Murray méprisait les commerçants anglais qui se comportaient en conquérants pédants et odieux, nullement intéressés à se concilier les Français.

Très méfiant au début envers les prêtres, il en arriva à se fier à eux pour la préservation de l’ordre dans les paroisses, il était aussi complètement opposé à toute présence d’un représentant de “ la hiérarchie papiste ” dans la province, mais il en vint à accepter malgré tout, la nomination d’un “ surintendant de la religion romaine ” et favorisa “ l’élection ” de Jean Olivier Briand, mettant fin alors à plus de six ans de vacance d’Evêque.

Une fois le traité de Paris signé, traité par lequel Louis XV, le roi de France, laissera lamentablement, sans aucun état d’âme, et définitivement la Nouvelle France entre des mains anglaises, tous ceux qui désireront repartir en France en auront l’autorisation et pourront le faire durant une période de dix-huit mois, mais parmi les personnes qui partiront se trouvera un grand nombre de cadres et de dirigeants de valeur, ainsi qu’une majorité de commerçants. Du fait de ces départs considérables, seuls resteront sur les bords du Saint Laurent, les plus petits d’entre les Canadiens français, tels les artisans, les paysans, ils se verront nettement affaiblis en perdant une partie non négligeable de personnalités, d’intellectuels et de gens riches sur lesquels ils auraient pu s’appuyer par la suite ! Il a donc été d’autant plus facile aux Anglais de traiter de petit peuple misérable, ces descendants Français, avec tout le mépris dont ils étaient capables ! Mépris qui dure aujourd’hui encore en 2012, c’est-à-dire plus de 253 ans après la conquête…

La “ Proclamation royale ” anglaise faisant suite au traité de Paris de 1763, utilisera le nom de “ Province of Québec ” pour nommer désormais la Nouvelle France, dénigrant ainsi par cette dénomination cet immense pays créé par les Français, depuis un siècle et demi !

James_Murray7.jpgJames Murray  a soutenu les canadiens Français contre ses supérieurs hiérarchiques de Londres, il a même envoyé une lettre à Lord Eglinton : « …Je ne peux pas être l’instrument de destruction de, sans doute, la meilleure et la plus brave race qu’on puisse trouver sur ce globe … » Cette lettre a été très importante car cela a fait comprendre à ses supérieurs anglais que Murray soutenait pleinement ce peuple français conquis contre son gré.

Cette Proclamation royale prévoyait aussi la création d’une chambre d’Assemblée, mais Murray ne la mit jamais en exécution à cause des lois anglaises qui en excluaient les catholiques. A cette période ne venaient d’arriver sur le territoire, à peine deux cents colons anglais, et Murray imaginait mal ces deux cents propriétaires anglais statuant pour plus de soixante et dix mille catholiques. A cause de cette prise de position, il fut plus que critiqué à Londres, mais apprécié par les Canadiens Français, devant son équité.

Plus tard, ils lui rendront malgré tout hommage, en gravant son nom au fronton du Parlement de Québec, comme un des personnages assez favorables à leur nation canadienne française.

Son successeur, Guy Carleton, baron de Dorchester, poursuivit sa politique de conciliation et instituera en 1774 l’Acte de Québec, afin de contenir et d’éviter les mécontentements, qui  sévissaient déjà dans les  treize colonies  anglaises, en espérant, surtout empêcher que ce même mouvement ne se propage chez les Canadiens Français.

Cet Acte donnait des avantages aux deux groupes qui avaient de l’influence sur le reste de la population, c’est-à-dire le clergé et les propriétaires terriens, ces grands propriétaires étaient appelés seigneurs, sous l’Ancien régime Français. Ceci afin qu’ils encouragent les habitants à soutenir les Anglais contre les révoltés, ces Insurgés de leurs treize colonies anglaises des bords de l’Atlantique...

Cet acte de Québec accorde à la Province de Québec un large territoire, il restaure les droits de la noblesse seigneuriale, abolit le serment du test excluant les catholiques de la fonction publique, et ramène l’usage du droit civil français, mais en conservant le droit criminel anglais moins sévère.

Cependant l’effet escompté sur les habitants s’il fut favorable ne le fut pas chez les colons anglais et cela fut entre autre une cause indirecte de leur soulèvement. Cet Acte de 1774 fut remplacé en 1791 par l’Acte Constitutionnel, ceci pour avantager, par la suite, les loyalistes réfugiés au Canada. C’est ainsi que la Nouvelle France devenue cette fois totalement anglaise après s’être appelée province of Québec va se voir couper en deux, elle sera divisée en Haut et Bas Canada puis immédiatement, devant l’essor important de l’arrivée massive des loyalistes anglophones de Nouvelle Angleterre, il y fut rajouté des lois favorisant l’implantation de terre aux églises protestantes.

Il s’était donc agi pour les Anglais d’essayer de maintenir la paix, en mettant tout en œuvre pour continuer à empêcher toute opposition naissante. La majorité des habitants étant composée de Français, soit originaires de France et arrivés récemment, soit nés sur le sol de la colonie, descendants d’ancêtres installés depuis cent cinquante ans, ceux-là même qui avaient bâti ce pays, tous parlant bien entendu leur langue française, c’est-à-dire pas moins de soixante et dix mille âmes.

Plus tard se rajouteront à cette population française quelques natifs de Grande Bretagne ou d’Irlande, mais dans un premier temps, la colonie française verra arriver tous ceux venant des colonies anglaises de Nouvelle Angleterre, ces anglophones restés fidèles à l’Angleterre, appelés « loyalistes » parce qu’ils n’ont pas voulu adhérer à la guerre d’indépendance américaine.

En attendant cette vague conséquente des loyalistes qui va bientôt déferler sur la Nouvelle France et commencer à noyer les francophones sous une mer d’anglophones, les premiers arrivants anglais sont évalués, à peine, à six cents personnes et semblent bien perdus au milieu des Canadiens Français… mais cela ne va pas durer !

Les autorités anglaises vont tout faire pour que cela ne dure pas en effet, espérant et faisant tout pour que cette population anglophone s’agrandisse rapidement, avec une arrivée rapide et massive de nouveaux colons, qu’ils essaient d’attirer par le commerce ou l’agriculture, ce qui lui permettra de devenir très vite au moins aussi égale que la population française, et pourquoi pas, supérieure dans des délais aussi brefs que possible ...

Cette première minorité anglophone, toute minoritaire qu’elle soit, réclame par des pétitions virulentes que seules les lois anglaises soient utilisées, et demande une Assemblée ou seuls, eux, les anciens sujets, aient le droit d’être élus ! A cause du “ serment du test ” anglais, qui ne permettait pas aux catholiques de briguer des postes dans l’administration publique anglo-saxone, car cela aurait été, pour eux, un reniement de leur foi, le mécontentement des Canadiens Français commença à se faire très nettement sentir.

En 1766, le procureur général de la Province exprime fortement qu’il faut maintenir la paix entre les deux races, francophones et anglophones. Elles pratiquent deux religions différentes, parlent des langues qui leur sont étrangères, pratiquent des lois distinctes, ont des mœurs à l’opposé l’une de l’autre, la solution serait de les faire fusionner en une seule race… Bien entendu nous nous doutons de quelle race il veut parler !

Pendant que les Français subissent tous ces changements blessants et regrettables, les treize colonies de la Nouvelle Angleterre situées à l’Est le long de l’Atlantique, commencent à être sérieusement exaspérées. En effet la guerre de sept ans opposant la Grande Bretagne à la France et à l’Espagne a vidé les caisses de la couronne britannique, Londres avait alors décidé de faire supporter une partie des frais aux colons de leurs colonies de Nouvelle Angleterre.

Le Parlement impose donc de nouvelles taxes en votant toute une série de lois, ce qui entraîne la colère des colons américains. Ils refusent tout net de payer. Avoir de nouvelles taxes sans pouvoir être représenté au Parlement de Londres est insupportable pour eux : “ No taxation without representation ! ” De plus, le gouvernement anglais empêche les treize colonies de s’étendre au-delà des Appalaches, afin d’éviter d’autres conflits avec les amérindiens, et interdit en même temps, de vendre des produits comme le thé, à d’autres pays que l’Angleterre.

La politique anglaise envers ses colonies reposait principalement sur le mercantilisme, le rendement et le profit. Un bureau de douane est installé à Boston mais les produits taxés sont boycottés puis de grands affrontements ont lieu dans les rues de la ville. Les soldats tirent en masse sur la foule. C’est le massacre de Boston du 5 mars 1770, il annonce la révolution conduisant à la séparation des treize colonies. Un vent de révolte a commencé à souffler au-dessus des colonies anglaises, et cela n’est pas prêt de cesser !

Les Canadiens Français avaient accueilli avec soulagement, le Québec Act qui leur redonne l’autorisation d’exercer leur religion - sans se douter que cette loi va engendrer pour eux, bien des désagréments par la suite, car cette loi est loin de leur être totalement favorable - par contre il fait un grand nombre de mécontents chez les anglophones de Montréal qui acceptent mal ces concessions accordées aux Français. Ils recouvrent de peinture noire la statue du roi George III et ils suspendent autour du cou de cette statue une croix le dénommant “ le pape du Canada ” !

Les colons anglais demandent que Londres rappelle cette loi, et en même temps le 21 octobre 1774 ils envoient un courrier “ au peuple de la Grand Bretagne ” depuis Philadelphie, s’étonnant que le Parlement ait pu consentir à établir et soutenir publiquement une telle religion ! “ Nous ne pouvons nous empêcher d’être étonnés qu’un Parlement britannique ait consenti à rétablir une religion qui a inondé de sang notre île, qui a répandu l’impiété, la bigoterie, la persécution, le mensonge et la rébellion  dans toutes les parties du monde ! ” Bien curieuse épître qui laisse le lecteur perplexe… Les membres du Congrès voulaient-ils alors jouer sur les deux tableaux ? 

Cependant, n’ayant reçu aucune réponse de la part des Canadiens Français, à leur invitation et à leur vibrant appel lancé, deux régiments d’Insurgés anglais envahissent la Province de Québec décidant d’aller eux-mêmes délivrer ces Français colonisés, mais plus certainement, voulant les convertir à leur propre cause en faisant d’eux le quatorzième état des jeunes états unis d’Amérique qu’ils veulent créer…

En 1774, ils commencent à envahir toute la région de Montréal qui passa entre leurs mains, puis Richard Montgomery, en partant du côté de la rivière Richelieu, s’empare de deux forts, le fort Saint John et le fort Chambly, avant de rejoindre le régiment de Benedict Arnold par la rivière Chaudière, pour se rapprocher de Québec.

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Mort du général Montgomery

Ils lancent une première attaque contre la ville défendue par le gouverneur Guy Carleton, Montgomery est touché dès les premiers instants de la bataille et meurt aussitôt.

Arnold reçoit une balle de mousquet à la cheville gauche, il est rapatrié à l’arrière, tandis que son second Daniel Morgan prend le commandement. Une contre-attaque anglaise piège Morgan et ses hommes sommés de se rendre. Arnold refuse d’abandonner et il assiège alors Québec. Trente soldats seront tués, vingt seront retrouvés au moment du dégel et plusieurs se noient, en tentant de s’échapper dans les eaux glacées du fleuve. Malgré une violente et impressionnante tempête de neige, au soir du 31 décembre 1775, ils resteront sous les murs même de la capitale, d’où ils assiégeront et bloqueront la ville. Malgré le froid et la neige, ils tiendront cette position durant plusieurs mois, jusqu’au 6 mai 1776, au moment où la réouverture à la navigation sur le fleuve, permit l’arrivée des bateaux, amenant quatre mille huit cent mercenaires britanniques et allemands, qui furent plus que réticents d’avoir à combattre des compatriotes, afin de les obliger à se retirer !

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Les Canadiens Français en très grand nombre s’étaient aussitôt rangés sans hésitation du côté des Insurgés ne semblant à l’évidence pas très désireux de défendre cette nouvelle patrie qui leur avait été imposée, et qu’ils ne considéraient en aucune façon comme la leur. Bien évidemment, lorsque le siège de Québec fut levé et que les Insurgés furent repoussés, le gouvernement anglais jugea sévèrement cette forte prise de position des Français et la conduite des habitants.

Les chefs de milice furent immédiatement, en représailles, relevés de leurs postes. On vit avec surprise des femmes, sur l’île d’Orléans, faire de grandes déclarations et prononcer des harangues, aussi enthousiastes que chaleureuses, et même on peut le dire, passionnées, en faveur de ces résistants, de ces rebelles à l’impérialisme anglais. Elles seront par la suite désignées par ce surnom de “ reines de Hongrie ”, mais toutes ces insubordinations entraînèrent des règlements de compte sérieux, le gouvernement fit sans tergiverser juger les habitants rebelles.

Cependant, cela ne s’arrête pas là, quelques années plus tard, en 1778, les Insurgés voulurent à nouveau attirer les Canadiens français à leur cause, et cela d’autant plus que quelques mois plus tôt, au cours de l’année 1777, un jeune Français du nom de La Fayette, ami de Benjamin Franklin et à la demande de ce dernier, était venu les soutenir et les aider.

250px-Gilbert_du_Motier_Marquis_de_Lafayette.jpghttp://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_du_Motier_de_La_Fayette

Gilbert du Motier, Marquis de La Fayette,  avait ses entrées à la cour de France, non seulement parce qu’il était de noble famille, mais aussi parce qu’il avait épousé Marie-Adrienne de Noailles. Ses idées libérales faisaient qu’il y était particulièrement détesté. C’était un républicain obstiné, un réformateur acharné, un idéaliste et un humaniste totalement engagé et cela malgré son très jeune âge. Il avait commencé une carrière militaire, à dix-neuf ans il était déjà capitaine des Dragons.

Lorsqu’il rencontre Benjamin Franklin venu tout spécialement rencontrer le Roi, en France, pour demander de l’aide, et qu’il apprend la situation des insurgés américains, il se prend de passion pour leur désir d’indépendance, adhère très vite à leur cause. Désirant les soutenir contre les Anglais, “ l’ennemi commun ”, il n’hésite pas à partir en cachette pour s’embarquer pour l’Amérique, contre l’avis de sa famille et du Roi. Il va échapper de justesse à des lettres de cachet, afin de l’arrêter dans son projet.

Il s’embarque en Espagne sur un navire qu’il baptise “ la Victoire ”, acheté et armé pour l’expédition avec une somme allouée par le comte de Brooglie, qui le soutenait dans son entreprise, car Lafayette, étant encore mineur à cette date, ne pouvait, pour l’instant, décider de sa fortune. Il mit à la voile le 26 avril 1776 bravant l’interdiction du Roi et les foudres de sa famille depuis le petit port de Los Pasajes.

Charles de Buysson qui l’accompagnait, a raconté la traversée et leur arrivée en Amérique, dans des mémoires adressées au Comte de Brooglie.

La Fayette se rendit au Congrès continental de Philadelphie où il fut accueilli avec un immense enthousiasme, et il déclara du fond du cœur : “ C’est à l’heure du danger que je veux partager votre fortune. Je ne veux obtenir de vous qu’une seule faveur, celle de me battre à vos côtés comme un simple soldat, volontaire et sans solde. 

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Thomas Mathieu 19/02/2012 20:36

Absolument passionnant de lire vos textes sur la Nouvelle France et de mieux comprendre cet extraordinaire passé français qui a eu lieu là-bas de l’autre côté des mers, ce dont ici en France on ne
nous parle pratiquement pas. Merci de tout cœur .

jdor 19/02/2012 20:38



Merci à vous !



Anne Joliet 19/02/2012 18:33

Comme Monsieur Couture que je remercie de l’avoir écrit je veux souligner combien le soutien de Marie-Hélène Morot-Sir est précieux pour nous. Si peu de personnes en France s’intéressent à nous, et
cherchent à savoir ce que nous les descendants français nous sommes devenus sous cette coupe anglaise qui nous étouffe et nous assimile jours après jours depuis plus de deux siècles et demi..
lorsque la France se préoccupera à nouveau de nous, nous n’existeront plus, totalement noyés sous une mer anglophone... Nous sommes si peu nombreux à résister encore pour de bon ! tant d’autres
même s’ils veulent que cela change ne bougent pas le petit doigt bien trop confortables devant leurs ordinateurs !

Pascale seriat 19/02/2012 17:50

C’est un grand plaisir de venir chaque semaine lire les textes de Marie-Hélène Morot-Sir, j’ignorais tant de choses sur l’Histoire des Français en Nouvelle France, avant de la connaître et de venir
la lire sur votre blog.. cela donne envie d’en apprendre toujours davantage sur ce qui s’est passé de l’autre côté de l’Atlantique et sur ce qui s’y passe aujourd’hui pour les descendants de ces
Français .. merci encore

jdor 19/02/2012 17:54



Et moi je vous remercie pour votre commentaire qui me fait très plaisir, et en premier pour Marie-Hélène Morot-Sir.



Pierre Michel Couture 19/02/2012 17:30

C’est quand même ignominieux ce que nos ancêtres français ont subi au moment de la conquête anglaise, et cette façon de céder toute une petite population sans même lui demander son avis . Certains
disent que la loi française n’autorisait pas le roi de faire cela .. Marie-Hélène Morot-Sir le précise aussi dans son livre “ 1608-2008 Quatre cents hivers, autant d’étés” Comment se fait-il que
plus personne ne s’est soucié de nous depuis lors, même pas encore aujourd’hui d’ailleurs?.. A part de Gaulle bien sûr.. et Marie-Hélène Morot-Sir qui nous soutient par ses écrits !

Jean Yvon Couillard 19/02/2012 17:14

Nous sommes nombreux ici au Québec à lire les articles de Marie-Hélène Morot-Sir que ce soit sur votre blog Monsieur Dornac, sur Vigile ou sur le site des indépendantes, mais nous avons aussi la
chance de trouver tous ses livres sur l’Histoire sur notre pays dans nos librairies et dans nos bibliothèques .. Nous admirons cet auteur Française qui a tant travaillé sur notre passé et sait si
bien nous en parler. Nous l’en remercions et avons tous hâte de la voir revenir lors d’un prochain voyage chez nous au Québec.

Laussu 20/06/2015 16:47

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jdor 19/02/2012 17:27



Comme je vous comprends et approuve !! Merci à vous et aux autres intervenants !