La difficile aventure de l’indépendance des États unis d’Amérique (4)

Publié le par jdor

Par Marie-Hélène Morot-Sir

Quatrième partie

Puisque tout semblait perdu pour les colonies d’Amérique, il fallait au moins tenter une revanche aux Antilles. D’ailleurs il ne serait pas bien d’arriver les mains vides ou presque, avec seulement la Jamaïque et quelques toutes petites îles pour discuter autour d’une table.

De son côté, en France, le roi Louis XVI l’avait également compris. Il ordonna à sa flotte d’écumer les Antilles pour y conquérir le maximum de terres. Satisfait, et même au-delà, de la campagne d’Amérique et de toute l’aide apportée aux Insurgents, qu’il n’avait pourtant pas vraiment lui-même encouragées, le roi commandait au comte de Grasse de détruire la flotte de l’amiral Hood, avant qu’il ait pu faire sa jonction avec celle de Rodney… Malheureusement, le roi ne précisait pas la manière de s’y prendre !

De son côté l’amiral Rodney, à présent en meilleure santé, avait appareillé d’Angleterre et faisait voile vers les Indes Occidentales, avec dix-huit vaisseaux pour y renforcer l’escadre de Hood, qui de son côté avait quitté l’Amérique du Nord à la suite de la flotte française, le 11 novembre 1781, avec dix-sept vaisseaux et sa jonction avec Rodney amènerait la totalité de la flotte anglaise à trente-cinq vaisseaux et trois frégates, pour affronter  le vainqueur de la Chesapeake.

Effectivement, ce serait difficile pour la France d’arriver à s’emparer de la Jamaïque qui était la dernière possession anglaise, avec Antigua et Sainte Lucie, car les Anglais préféreraient se faire hacher menu, avant ! Pourtant, Louis XVI, depuis ses palais dorés, avait promis aux Espagnols de leur rendre la Jamaïque …

La bataille du 12 avril 1782 entre la Dominique et les Saintes fut particulièrement terrible et éprouvante, dans les conditions exposées précédemment qui pesaient bien évidemment, sur les esprits.

Finalement ‘le Ville de Paris’, vaisseau amiral de De Grasse, tint  autant qu’il put, il se battit avec rage jusqu’à la fin de la journée, afin de ne faire amener les couleurs qu’au coucher du soleil, ce qui permit au reste de la flotte de pouvoir s'échapper à la faveur de la nuit. Vaudreuil* prit immédiatement le commandement de la flotte, regroupa le reste des vaisseaux, grâce à la nuit qui les aida dans cette retraite, tandis que les Anglais acharnés sur l’amiral de Grasse n’avaient pas encore pu revendiquer d’autres prises. Prisonnier des Anglais, à bord du ‘Formidable’, François Joseph de Grasse pouvait entendre claquer au vent le pavillon aux léopards des rois d’Angleterre, mais l’amiral de Rodney traita, avec les plus grands égards, ce prisonnier de si haute valeur, et sa suite.

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La défaite des Saintes fut annoncée par Vaudreuil qui envoya une frégate depuis le Cap Français. Versailles accueillit la nouvelle avec calme, le roi déclara que cette perte de sept vaisseaux était réparable avec du travail et de l’argent mais  “… Qui rendra la vie aux braves marins qui l’ont donnée à mon service ? 

Les marchands de Marseille, Lyon, Bordeaux et Paris, offrirent chacun, le prix d’un vaisseau de cent dix canons de la taille du ‘Ville de Paris’.

Le 12 août suivant, le comte de Grasse rentra en France et fut reçut par le roi. Il  trouva les témoignages d’amitié de Washington avec les insignes de membre fondateur avec transmission héréditaire à ses descendants. Il lui était demandé d’accepter des Etats-Unis d’Amérique quatre pièces de canon de calibre de six, à placer dans son château de Tilly.

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Ces canons avaient été expédiés à l’amiral à bord du vaisseau qui escortait les dernières troupes françaises de Rochambeau, avec une lettre du Président du congrès des Etats-Unis : “ Ces pièces de campagne doivent servir de faible preuve à la postérité, des services inappréciables que votre Excellence a rendus aux Etats-Unis, et ils doivent faire connaître la grande bravoure et le grand mérite du comte de Grasse ”.

Sur les canons étaient gravés, en Français : “ Pris à l’armée anglaise par les forces combinées de la France et de l’Amérique à Yorktown, en Virginie, le 19 octobre 1781. Offert par le congrès à Son Excellence le comte de Grasse, comme témoignage des services inappréciables qu’il a reçus de lui à cette mémorable journée. ”

Le comte de Grasse décédera le 16 janvier 1788 et sera enterré à l’église Saint Roch à Paris aux côtés du célèbre corsaire John Paul Jones et de l’amiral Duguay Truoin. Sur le marbre noir se détache le texte suivant, placé le 19 octobre 1931, par les soins de la société des Cincinnati de France, pour le cent cinquantième anniversaire de la capitulation de Yorktown et en souvenir de faits d’armes dont les conséquences sont incalculables : “ A la mémoire du comte de Grasse. Par la victoire navale qu’il remporta sur les Anglais à la Chesapeake le 5 septembre 1781, il rendit possible la capitulation de Yorktown assiégée par l’armée franco-américaine sous les ordres du général Washington et du général Rochambeau. Ainsi il acquit avec eux la gloire immortelle d‘assurer l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. 

Aux Etats-Unis le comte de Grasse était vénéré comme un héros national aux côté de Rochambeau, la Fayette et Washington. Par contre il fallut attendre jusqu’au 14 mai  1931 pour que le gouvernement français inaugure à Paris en face du palais du Trocadéro,  dans la rue des Nations Unies, le premier monument érigé en France, à la mémoire de l’amiral le comte de Grasse, une sculpture offerte par un américain M.Macomber.

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Elle représente l’amiral à la dunette de son vaisseau amiral, le ‘Ville de Paris’ avec gravé dans le marbre cette inscription, rappelant que sans la victoire de Yorktown les États-Unis seraient peut-être encore aujourd’hui une colonie anglaise, laissant échapper la prodigieuse carrière qui allait les conduire cent soixante-cinq ans plus tard, à la maîtrise des océans : “ François Joseph comte de Grasse, 1722-1788 lieutenant général des armées navales françaises dont la victoire navale de la Chesapeake a rendu possible la chute de Yorktown et assura l’indépendance américaine. ”

Le traité de Paris, entérinant et homologuant officiellement l’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique, fut signé à Versailles le 3 septembre 1783. Il termina  de la sorte, ce conflit entre les révolutionnaires anglais des colonies anglaises et l’empire Britannique, il valida la création des treize premiers états unis, indépendants,  d’Amérique.

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La délégation anglaise a refusé de poser pour ce tableau représentant le traité de Versailles du 3 septembre 1783

Le roi Louis XVI avait bien tenté lors de la signature du Traité de Versailles, et c’était tout à fait son droit dans de telles circonstances, après toute l’aide apportée par la France, de demander et même d’imposer qu’on rende, au moins, le Canada à la France, mais ce n’était pas dans l’idée des plénipotentiaires américains délégués à Versailles,  aussi le Roi n’insista pas non plus tellement de son côté, ce qui fait que les choses restèrent en l’état… Et les Canadiens Français, une seconde fois abandonnés à leur sort, restèrent tristement aux mains des Anglais ! 

La France ne réclama jamais aux jeunes états unis d’Amérique ses propres dépenses de guerre, ni l’indemnisation de ses cinq mille morts, pour l’aide qu’elle leur avait apportée au moment de leur indépendance, par contre cent cinquante ans plus tard, lorsque les Etats-Unis, en 1944, viendront aider la France à leur tour, ils lui demanderont immédiatement d’être indemnisés de leurs frais de guerre… Sans même se souvenir de la générosité précédente de la France et de leur propre dette morale vis à vis d’elle !

 « …Votre nom et celui de la France seront à jamais chers au bon peuple de ces Etats, aussi longtemps que la gratitude sera une vertu… » La gratitude n’aura pas été une vertu bien longtemps !

Finalement le gouvernement anglais, contraint mais pensant à l’avenir, accepta pour les jeunes Etats Unis d’Amérique, la plus complète et absolue indépendance, sans condition, des treize états, de l’arrière-pays au Mississipi.

L’île de Sainte Lucie serait rendue à la France qui conserverait Tabago, île conquise par de Grasse, et les bases de Saint Pierre et Miquelon, mais en retour la France rendrait la Dominique et Saint Vincent, quant à l’Espagne elle conserverait Minorque mais laisserait la Jamaïque à l’Angleterre.

Des milliers de citoyens restés loyaux vis à vis du gouvernement de Londres et voulant rester sujets britanniques quitteront les ex colonies et arriveront au Canada où ils s’installeront définitivement. Ainsi ce seront plus de sept mille loyalistes qui s’installeront au Québec, et d’autres en grand nombre choisiront plutôt la Nouvelle Ecosse, ce qui amènera la création d’une nouvelle province, le Nouveau Brunswick.

Bien sûr cet afflux de citoyens britanniques changera dès lors la donne par rapport aux Canadiens Français, jusque-là majoritaires sur le sol de leur ancienne patrie, ce sera un des premiers revers de la médaille de l’indépendance des treize colonies de Nouvelle Angleterre, ce qui en entraînera beaucoup d’autres…

Non seulement les Anglais du Canada accueilleront leurs compatriotes avec les honneurs mais ils leurs donneront des terres en dehors des zones seigneuriales françaises, car ils n’étaient pas question pour eux de se plier aux ordres d’un quelconque propriétaire français.

Aussitôt installés, ils vont contester les nombreuses lois civiles françaises existantes, ainsi que la présence du clergé catholique très importante. Ils demandent aussitôt et exigent même, la création d’une chambre d’Assemblée, et toutes les exigences de ces nouveaux arrivants chez eux, irritent et exaspèrent énormément les Français. Leur agacement est loin de s’arrêter là. 

Les loyalistes, ces nouveaux arrivants sur ces terres anciennement françaises, ne veulent pas se mélanger aux Français, on se rappelle qu’ils les voyaient comme d’affreux papistes doublés d’affreux sauvages ! Dans ce contexte, ils vont préférer aller s’installer davantage vers l’Ouest, laissant ainsi la province de Québec autant que possible aux Français, ce qui entraîne la séparation du Canada en deux parties, qui prendront à cause de cet état de fait, deux appellations, le Haut et le Bas Canada et fera disparaître pour un temps, celle donnée précédemment par les Anglais de « Province de Québec », après bien entendu la disparition définitive de celle de la Nouvelle France !

Chacune de ces régions aura une Assemblée et des élus mais toutes les lois pourront être rejetées par les membres du conseil législatif. L’Assemblée n’a donc aucun pouvoir réel à part refuser le budget, ce que font ses élus en 1836 et qui amènera aux affrontements de 1837 et 1838. 

Autre changement, lorsque le mot canadien était utilisé jusque-là, il ne désignait évidemment que les Français nés sur le sol du Canada, mais à partir des années 1787 les britanniques définitivement installés-là, désirèrent se faire appeler “ nouveaux Canadiens ” sans doute parce que ceux d’entre eux qui s'établirent définitivement au Canada perdirent en même temps leur titre d’Anglais. “ Les vieux Canadiens sont ceux que nous avons assujettis en 1760 ainsi que tous leurs descendants. 

Par cette appellation, de “ nouveaux Canadiens ” cela désignera alors non seulement ces loyalistes en provenance des treize anciennes colonies anglaises, mais aussi tous les autres émigrés qui arriveront au cours des années suivantes d’Ecosse, d’Irlande ou simplement d’Angleterre… Et bien plus tard, également, tous ceux qui n’en finiront pas d’émigrer vers ces terres canadiennes, Ukrainiens, Allemands, Suisses, Arabes etc.. 

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Cela sera entériné par la loi du Québec Act et amènera les Français à ajouter à leur désignation de Canadien le mot Français, afin de se démarquer des anglo-saxons, ils seront désormais des “ Canadiens Français ” et le resteront jusqu’au début du 20ème siècle, jusqu’au moment où ils accepteront d’adopter la dénomination de leur Province de Québec et s’appelleront désormais ‘Québécois’, pensant par-là se démarquer totalement de ces nouveaux canadiens… mais ces derniers les rattraperont une nouvelle fois en s’installant en grand nombre au cours des siècles, dans leur province et deviendront eux aussi des Québécois… 

De nombreux émigrés avaient déjà commencé à se déverser, fortement encouragés par William Pitt qui n’avait pu que s’en réjouir, puisque c’est ce qu’il espérait. Il pensait que, submergés dans la masse d’immigrants anglophones, cela conduirait certainement à une très rapide assimilation anglaise de ces Français, ces premiers habitants du Canada. Toutefois William Pitt s’était exprimé sur ce sujet, assez intelligemment et finalement d’une façon qui paraissait au premier abord magnanime, juste après le départ de la France, pour ne pas froisser les Français, restés en Nouvelle France : “ Lorsque les sujets français se convaincront que le gouvernement britannique n’a aucune intention de leur imposer les lois anglaises, ils considéreront d’un esprit plus libre l’opération et les effets des leurs. Ainsi avec le temps ils adopteront peut-être les nôtres avec conviction. Cela arrivera beaucoup plus probablement que si le gouvernement entreprenait soudain de soumettre les habitants du Canada à la constitution et aux lois du pays, ce sera l’expérience qui devra leur enseigner, que les lois anglaises sont les meilleures. ” Puis il avait ajouté d’un ton sceptique, en soupirant longuement ayant appris à connaître le caractère tenace des Français : “ Mais ce qu’il faudra bien admettre c’est qu’ils soient gouvernés à leur satisfaction. ”

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Malheureusement pour William Pitt, c’est au Parlement à Londres qu’il apprit le rôle primordial joué par la France, et l’aide décisive qu’elle avait apportée pour aider les Insurgents. La France, son ennemi de toujours, qu’il avait tant combattu durant toutes ces années pour s’emparer de la Nouvelle France. Hélas pour William Pitt, la conclusion s’imposait toute seule comme d’ailleurs pour le reste de l’Europe, puisque sans la France, les États-Unis d’Amérique n’auraient pas pu arriver à gagner leur indépendance, ils n’auraient peut-être jamais existé, et seraient peut-être encore de nos jours toujours de simples colonies anglaises, sous domination Britannique !

Cette annonce fut tragique, car cette constatation effectivement épouvantable pour William Pitt et pour son pays, impliquait non seulement une grande humiliation, mais en plus la perte pour l’Angleterre de toutes ses colonies anglaises d’Amérique du Nord. William Pitt en fut si terriblement affecté, qu’il fit un malaise en l’apprenant, ce  qui entraîna dans les jours suivants, la mort de ce grand homme d’Etat, grand homme certes, mais ennemi juré, de la France !…

 

*Louis Philippe de Vaudreuil officier de marine, fils de Louis Philippe de Vaudreuil également marin, portant le même prénom. Petit-fils de Philippe de Vaudreuil et neveu du dernier gouverneur de la Nouvelle France, Pierre Rigault de Vaudreuil


* * *


C’est ainsi, après ce dernier article, que s’achèvent les écrits de Marie-Hélène Morot-Sir concernant la Nouvelle France. Je veux dire, ici, toute ma gratitude envers elle. Ces articles lui ont demandé beaucoup de travail à côté de toutes ses autres activités. Je la remercie en mon nom, bien sûr, mais également au nom de toutes les lectrices et lecteurs qu’elle a entraînés dans ce chapitre magnifique et tragique de notre histoire commune. Bien entendu, elle sera toujours la bienvenue sur ce blog ! (Jean Dornac)

 

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Pierre Michel Couture 05/03/2012 14:25

Tous ceux qui chez nous, au Québec, déplorent la fin de cette belle aventure dans laquelle nous a tous entraînés Marie-Hélène Morot-Sir ces dernières semaines, peuvent retrouver tous ses ouvrages
dans les grandes librairies du Québec, Renaud-Bray, mais aussi dans de très nombreuses bibliothèques des grandes villes, Québec, Montréal, Trois Rivières etc.. .. Y compris celle de l’université
Laval où les étudiants étudient sur ses livres. Nous la remercions ici de l’énorme travail de recherches qu’elle a effectué pour écrire ses ouvrages sur notre passé.. et tout ce qu’elle fait pour
le faire connaître non seulement ici en France mais aussi chez nous .. Qu’elle sache que nous l’attendons au Québec !

jdor 05/03/2012 16:05



C'est sans doute la meilleure conclusion ! Que tous ceux qui ont aimé ces récits, semaine après semaine, se plongent dans les livres de Marie-Hélène Morot-Sir. Et ce sera aussi une manière de la
remercier ! Merci à vous !



Paul Jocelyn Saint Pierre 05/03/2012 14:13

Nous sommes unanimes à regretter la fin de ces articles que vous avez diffusés sur notre Passé.. mais nous devons néanmoins vous remercier de l’avoir fait , et bien sûr nous devons une grande
reconnaissance à Marie-Hélène Morot-Sir qui a su si bien nous le raconter et nous le décrire et par là même intéresser, en plus de nous autres, les Québécois, ses compatriotes français..

jdor 05/03/2012 16:03



Merci à vous, votre commentaire, vos remerciements me touchent beaucoup comme ils toucheront Marie-Hélène Morot-Sir. A bientôt, pourquo pas ?



Christine bruhet 05/03/2012 08:21

je vous lis seulement ce matin et je suis aussi triste que tout le monde de penser que cette série si intéressante va s’arrêter.. Remerciez bien pour moi Marie-Hélène Morot-Sir qui nous a offert de
si magnifiques textes sur un passé que j’ignorais ..

jdor 05/03/2012 08:24



Je n'y manquerai pas, croyez-moi ! Merci à vous !



François Bonnaut 05/03/2012 08:09

Comme tous les autres commentateurs je veux vous dire combien j’ai aimé lire les textes de Marie-Hélène Morot-Sir et la remercier de nous avoir fait partager son érudition... C’est en effet
tellement regrettable pour nous tous que cela s’arrête .. Merci vraiment...

jdor 05/03/2012 08:13



Merci à vous ! Il est rare qu'il y ait une telle unanimité pour une série sur un blog. Je suis particulièrement heureux que ce soit pour Marie-Hélène Morot-Sir !



Paule Brajet 05/03/2012 08:01

Personnellement j’ai énormément aimé venir chaque semaine lire les textes de Marie-Hélène Morot-Sir, cela m’a permis d’apprendre énormément sur la Nouvelle France et cela m’a fait connaître un très
grand auteur .... j’ai au fil des semaines, beaucoup apprécié aussi les commentaires si enthousiastes des personnes du Québec .. je suis triste que cela se termine.. Heureusement il nous reste ses
livres si précieux pour tous ceux qui veulent approfondir ce passé. Nous lui disons tous merci ... Merci aussi à vous, Monsieur Dornac et merci de conserver dans vos archives ces textes si
instructifs pour ceux qui voudraient encore les consulter. .

jdor 05/03/2012 08:10



Vous savez, c'est ma fierté d'avoir publié les récits de Marie-Hélène Morot-Sir. Et je ferai tout pour qu'ils restent sur mon blog. Merci pour votre appréciation qui me touche beaucoup !