Nausées

Publié le par jdor

 

Ah ! vous dirai-je, maman,
Ce qui cause mon tourment ?
Depuis que j'ai vu Sarko,
Me regarder d'un air tendre ;
Mon cœur dit à chaque instant :
« Il faut fuir ce Président ! »

                                                                       Petite variation sur l’air de « La confidence »

Ah ! Vous dirais-je ma nausée de la politique en France ?... Oui, j’en arrive là et ce sentiment s’aggrave de jour en jour et de semaine en semaine essentiellement à cause de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, mais pas que...

Pour être totalement sincère avec vous, amis lecteurs, je dois vous dire que :

Je ne crois plus en la sincérité d’un grand nombre de politiciens ;

Je ne crois plus en leur honnêteté ;

Je ne crois plus en leur efficacité ;

Je ne crois même plus en leur utilité ;

Je crois, par contre, qu’ils sont nuisibles ;

Je crois qu’ils sont dangereux pour la notion même de démocratie ;

Je les crois complètement hypocrites ;

Je les crois totalement infantiles.

http://bichau.canalblog.com/tag/mensonges

62398710.jpgSans blague, ils me font rire lorsqu’ils affirment, bouche en cœur, sourire aux lèvres, yeux dévorés d’ambition, que leur seule motivation est de « servir leur pays ». Non, ils ne sont pas crédibles, pas du tout. Cela fait trop longtemps, et les 4 ans qui viennent de passer en sont la caricature, qu’ils se moquent du peuple, qu’ils montrent que jamais le peuple n’est leur souci. Rien que les riches, les dirigeants de multinationales, les rentiers de tous types, les banquiers et autres « faiseurs de fric » sont leurs centres d’intérêt.

Je ne crois plus en leurs boniments, en leurs bobards répétés en boucles, pas plus que je ne crois à la parole de la ribambelle de ministres qui, sur toutes les ondes, nous « donnent » la « bonne parole » présidentielle. Cette « parole » n’est pas la leur ! Il ne s’agit que de ces fameux « éléments de langage », autrement dit de la pure propagande servilement apprise et servie. Oui, ce sont les maîtres de la langue de bois, et ils m’amènent, sans coup férir, à la nausée !

Qu’ils poursuivent ce chemin, et ils se retrouveront bien seuls le soir de toutes les futures élections, lorsque le peuple aura compris et ne se sera pas déplacé pour donner sa voix à ces fanfarons, à ces manipulateurs, à ces guignols.

Dans le monde politique, mais également médiatique, on dit, on nous ressasse qu’il faut absolument voter, qu’il s’agit de la sauvegarde de la démocratie, que, bien entendu, c’est un devoir et qu’il faut se souvenir, afin de nous donner mauvaise conscience, que tant de citoyens sont morts pour le droit de vote. Beau discours, à la vérité.

- Un tel langage est valable et a du sens, tant que ceux qui se présentent aux élections représentent effectivement le peuple et non pas une mini-caste de riches et de très riches.

- Ce langage a du sens si ceux qui se présentent ont tous les mêmes chances, donc qu’un candidat ne soit pas outrageusement favorisé par sa fortune propre ou celle des puissants qui le soutiennent et veulent son élection.

http://rpubliquejetaime.typepad.fr

sarkozy-dassault-bouygues-lagardere.jpgMais, plus qu’auparavant, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, nous avons pu voir à quel point un candidat domine les autres, non par ses qualités, non par sa personnalité, non par son intelligence ou sa culture, non par son souci du peuple, mais parce que ses amis très riches l’ont aidé par tous les moyens en leur possession : argent, bien sûr, mais encore propagande dans les journaux, à la télévision, sur n’importe quel support, jusqu’à embaucher une kyrielle d’artistes, de préférences des « peoples » à la mode.

Quatre décennies durant, j’ai voté par conviction républicaine et parce que je tenais à la démocratie. Je n’ai plus, désormais, la foi. Tout est trop truqué et, nécessairement, nous nous en apercevons par les dégâts que ne tarde pas à provoquer l’élu. Dans le cas de Sarkozy, nous avons assisté à une caricature de ce que peut être une élection-spectacle et le peuple, depuis, dans une large part, souffre de ce candidat des riches et de certains saltimbanques trop médiatisés. Je ne dresserai pas, aujourd’hui, la liste de ce que je considère comme les méfaits que Sarkozy nous a fait subir depuis son élection. Je veux juste rappeler certaines des manipulations organisées par et pour ce Président que, pour ma part, je considère comme étant le plus mauvais de tous les Présidents de la V République :

Quelques grossières manipulations de Sarkozy lorsque « Sa majesté » se déplace :

Faire placer, près de lui, des gens n’ayant pas une plus grande taille que la sienne ; convoquer, à chacun de ses déplacements, des militants UMP en empêchant, par un service d’ordre important, les opposants de s’approcher. Il s’agit de faire croire au peuple, nécessairement considéré comme idiot, que la foule aime son chef ! Non seulement, c’est de la manipulation, mais c’est grotesque et insultant.

Pendant près de trois ans, nous avons eu droit à ses pitreries qui ne pouvaient provoquer que la honte des citoyens que nous sommes. L’élu de ce niveau doit représenter dignement le peuple qui l’a choisi. Mais comme tous les riches, il n’en avait cure. Il faisait ce qu’il voulait selon ce qu’il croyait être son « droit de prince ». Les sondages étant de plus en plus mauvais pour lui, la nouvelle manipulation consiste à donner une image de « président » à ce peuple peut-être moins idiot que prévu. Je crois, cependant, que cela ne marchera qu’auprès des « têtes de linottes », car, hélas, il y en a…

Autre manipulation de taille, lui, le Président des riches commence à être gêné par cette vérité, il faut donc la changer. Ses ministres et autres « communicants » se chargent de la besogne dans tous les médias. Seulement, la vérité des faits est là, et il est bon de la rappeler. Quelques exemples récents :

- Le gouvernement propose une loi pour réduire de 25% le budget du Samu social. Pourtant, cette association - qui constitue souvent le dernier recours pour les plus fragiles - a déjà des ressources insuffisantes. Stefania Parigi, directrice générale du Samu social de Paris, pousse un cri d'alerte et appelle à une refondation politique de l'accès au logement. (Voir l’article en entier : http://www.marianne2.fr/Le-Samu-social-menace-par-une-coupe-budgetaire-de-25_a207970.html?preaction=nl&id=5909502&idnl=26382& )

- Des familles pauvres hébergées… aux urgences !

Des associations d’aide aux sans-abri, faute de moyens, orientent des familles en grande difficulté vers les urgences. Comme à chaque veille de week-end, ce vendredi 24 juin au soir, l’activité des urgences de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris est soutenue. Des jambes cassées, des gastros, des accidents de la route, des états d’ivresse… Bref, des situations plus ou moins graves, mais rien d’inhabituel. Jusqu’à ce qu’un couple, avec ses trois enfants en bas âge, se présente au guichet de ce service qui prend en charge les personnes ayant besoin de soins médicaux immédiats.  « Nous n’avons nulle part où dormir, c’est le Samu social qui nous envoie », soufflent-ils, désespérés, confie le professeur Bruno Riou, patron du service. « C’est la première fois que cela nous arrive », raconte le médecin, qui a décidé de dénoncer cette situation. (Lire l’article en entier : http://www.leparisien.fr/societe/des-familles-pauvres-hebergees-aux-urgences-29-06-2011-1512769.php )

- Les enfants de chômeurs privés de cantine 

Priorité aux familles actives : c’est la règle appliquée désormais dans les cantines scolaires d’Epône. Les enfants de chômeurs pourront déjeuner seulement si des places sont disponibles.

« l’enfant dont un seul parent travaille ou aucun des parents ne travaille pourra déjeuner au restaurant scolaire sous réserve des places disponibles ». En clair, en cas de forte affluence à la cantine, les enfants de chômeurs ne pourront pas y déjeuner. (Lire l’article en entier : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/les-enfants-de-chomeurs-prives-de-cantine-27-06-2011-1509524.php)

Lorsqu’on lit ces trois cas, trois cas parmi une foule d’autres, il faut impérativement se rappeler que le gouvernement doit bien trouver un moyen de financer ses largesses aux plus riches, notamment ses modifications de l’ISF. Un pouvoir entièrement dédié aux riches ne peut que s’en prendre aux pauvres, voire aux plus pauvres d’entre les plus pauvres, parce que ceux-là n’ont plus la force de se battre. Ce pouvoir s’en prend également aux classes moyennes, mais de façon moins violente et moins voyante. Et pour atténuer ou camoufler cette politique dirigée également contre les classes moyennes, Copé et Wauquiez ont inventé la polémique sur le scandale, selon eux, des « assistés ». Ne pouvant piocher dans les bourses des riches, ne pouvant en période électorale en prendre plus dans les poches des classes moyennes, autant s’en prendre, une fois de plus aux premières victimes du système mondial et financier, les chômeurs. Tous les pouvoirs adorent construire des boucs émissaires avant de leur taper dessus, le plus souvent avec violence.

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete

vote-blanc-versailles-4-fevrier-6477e.jpgPour conclure, je dois avouer que je ne crois plus aux élections, que telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui, ce sont des machines à tromper les électeurs. Alors, que nous reste-t-il pour nous défendre, car nous en sommes bien là ? Il suffit de voir l’exemple de la Grèce dont le peuple est saigné à blanc pour rembourser la malhonnêteté des riches et ceci par un gouvernement soi-disant « socialiste ». Je suis convaincu que des gens comme Jean Jaurès, s’ils n’étaient pas morts et en avaient les moyens, se lèveraient et se battraient contre ces politiciens retords, malhonnêtes, hypocrites.

Les indignés qui surgissent un peu partout en Europe sont, peut-être, le signe précurseur du soulèvement des peuples à venir, non pas pour provoquer la violence, mais pour dire définitivement non au type de politiciens qui nous gouvernent aujourd’hui. Il faut se souvenir de ceci : « Les peuples, même épuisés, même écœurés, ont un temps que n’ont pas les politiciens. Tôt ou tard, les peuples savent se libérer, mais pas les politiciens qui courent, par ambition et orgueil, après un poste… »

Jean Dornac
Paris, le 3 juillet 2011

Publié dans Sarkozy & Cie

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