Québec et France, deux enfants du même lit

Publié le par jdor

Marie-Hélène Morot-Sir raconte la « Nouvelle France »…par Jean Dornac

Cela fait plusieurs semaines, à présent, que j’ai la joie de découvrir puis partager avec vous, les articles de Marie-Hélène Morot-Sir. Français, nous pourrions nous demander quel est l’intérêt de publier de tels textes, puisqu’ils concernent le Québec. Ce serait oublier un peu vite que nous avons une histoire commune qui ne s’est arrêtée qu’avec l’abandon absurde du Canada par Louis XV.

Jusqu’à ce jour fatidique du traité de Paris, le 10 février 1763, nous étions le même peuple, avec la même langue, avec la même histoire. Cela, en France, nous l’oublions trop vite ! Rien d’étonnant, à partir de cela, qu’un certain nombre de Québécois nous considèrent pratiquement comme des traîtres.

Il faut dire, cependant, et cela surtout à l’adresse de ces Québécois qui nous jugent peut-être un peu vite, qu’à l’école, hormis l’abandon de Louis XV, on ne nous a pas appris grand-chose, voire, rien du tout de ce qu’est devenu « la Nouvelle France » à partir du moment où les Anglais l’ont totalement occupée.

Ce qui fait au final, que la majorité des Français, politiciens y compris, n’ont retenu que le folklore du Québec, l’accent particulier de ses habitants, accent qui n’en n’est pas un puisque c’est le parler de tous nos ancêtres qui a été conservé (1).  Hormis le général de Gaulle, lorsqu’il cria « Vive le Québec Libre ! », les Présidents français n’ont visiblement rien à faire du Québec et des Québécois. Pire, Nicolas Sarkozy a même trouvé le moyen de blesser les Québécois, ce qui est une honte (2). Il est vrai que ce dernier semble préférer la culture anglo-saxonne à la culture française…

Ce qui m’a beaucoup étonné, ces dernières semaines, c’est que même nombre de Québécois ignorent leur propre histoire. Plusieurs m’ont fait part de leur joie en découvrant les articles de Marie-Hélène Morot-Sir. Selon ce que j’ai compris, mais peut-être, amis québécois, pourrez-vous me le confirmer, rien ou presque n’est fait pour que ce peuple se souvienne de ses origines et de la fondation française de leur pays. Au contraire, il semblerait que c’est une vieille tradition anglaise de chercher à noyer les Québécois dans la masse, donc dans la culture anglaise, en niant, dans certains cas, ce qu’on fait et apporté les Français durant près de trois siècles (3).

Heureusement, il y a les historiens et les passionnés du Québec, comme Marie-Hélène Morot-Sir. J’ai donc la joie de vous présenter ses deux importants volumes intitulés :

1.jpg-       Au cœur de la Nouvelle France :

Tome 1 – De Champlain à la Grande Paix de Montréal en 1701

Publié chez Publibook – 26 euros – 419 pages - N° ISBN 978-2-7483-4637-4

 Qui étaient ces Français qui traversaient l’Atlantique au XVIIe siècle pour aller bâtir un pays au nom du Roi de France? Quelles forces les animaient tous, pour survivre dans cette Amérique du Nord démesurée, au climat si rude? Quel courage et quelles inconcevables valeurs possédaient-ils pour résister aux attaques des tribus hostiles aux Français? Quels désirs insensés les poussaient à aller découvrir toujours plus loin des terres nouvelles? Guillaume Couture, un de ces Français hors du commun, nous emporte à travers les premiers moments de l’Histoire de la Nouvelle France avec ses compagnons Amérindiens Onnaontagués, Français ou pères Jésuites au cœur des terres septentrionales glacées de l’Amérique Française.

(Sources http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782748346374)  

2-       Au cœur de la Nouvelle France :

Tome 2- Des bords du Saint-Laurent

Publié chez Publibook – 27 euros – 542 pages - N° ISBN 978-2-7483-6571-9

Où l'on apprend que David Crockett, descendant d'un huguenot normand, se nommait en réalité David Croquemontagne. Où l'on croise des Français du bout du bout du monde, des colons, quelques prêtres et leurs cousins amérindiens au fil de leurs folles aventures sur ces terres rudes et superbes de la Nouvelle France… Le second tome d'Au cœur de la Nouvelle France est une épopée historique autant qu'un essai fouillé et détaillé, qui, du Saint-Laurent au Metsi Sipi, ce père des fleuves, invite au voyage immobile.
Qui sait, qui se souvient, hormis une poignée d'historiens spécialisés, au Québec comme de ce côté-ci de l'Atlantique, du travail, des efforts, des sacrifices et de la passion de ces Français du Saint-Laurent qui, durant plus d'un siècle et demi, traversèrent l'océan pour bâtir un nouveau monde, une Nouvelle France? Marie-Hélène Morot-Sir s'interroge, comble les vides et les oublis, traçant son chemin des Bords du Saint-Laurent aux rives de la Louisiane, et tournant une nouvelle page d'histoire richement documentée et nourrie d'anecdotes.

(Sources http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782748365719)

Tous ceux qui comprennent que l’histoire est importante dans notre vie, dans la mesure où elle explique d’où nous venons, quelles sont nos racines, dans la mesure aussi où elle nous montre ce que furent les luttes de nos ancêtres, trouveront de quoi épancher leur soif de savoir dans la lecture de ces deux livres. Et ceci, tant en France qu’au Québec ou dans d’autres pays francophones. Je ne peux que vous encourager à vous procurer ces deux ouvrages dont la lecture est très agréable et enrichissante.

 

1) Voir : http://www.etat-critique-blog-politique.com/article-de-la-langue-fran-aise-1-2-82640947.html & http://www.etat-critique-blog-politique.com/article-de-la-langue-fran-aise-2-2-82726246.html

2) Voir : http://www.etat-critique-blog-politique.com/article-lettre-de-l-opposition-quebecoise-en-2009-a-nicolas-sarkozy-82980546.html

3) Voir :  http://www.etat-critique-blog-politique.com/article-quebec-de-l-importance-de-l-histoire-86223449.html

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Pierre Michel Couture 01/11/2011 14:53


Je suis particulièrement heureux de trouver sur votre blog les textes de Marie-Hélène Morot-Sir, ainsi que l'annonce de ses deux derniers tomes sur notre passé,l’Histoire de la Nouvelle France.
Connaissant particulièrement bien ses écrits et étant un de ses grands admirateurs pour le travail, et pour la façon que cet auteur a de nous apprendre notre propre histoire, je me permets de
signaler aux lecteurs québécois que nous pouvons trouver ces ouvrages aussi chez nous, dans toutes les librairies Renaud-Braie, les librairies Gallimard de Montréal et de Québec, mais aussi la
grande librairie de France de Québec, côte de la fabrique.. des amis les ont également trouvés à la grande médiathèque de Montréal... Bien cordialement Pierre Michel Couture


Thierry Courtet 30/10/2011 20:54


Je peux vous dire que les livres de Marie-Hélène Morot-sir sont très connus et très lus chez nous ici à Avignon et dans les alentours, en lisant cet auteur nous nous sommes passionnés par cette
histoire du passé français en Amérique. C'est vraiment bien à vous d'en parler.


jdor 30/10/2011 20:59



Je vous remercie



Pierre Hébert Tremblay 30/10/2011 18:04


C'est un avec un très grand plaisir que je viens de lire cette présentation des deux derniers livres de Marie-Hélène Morot-Sir. J'admire depuis longtemps cet auteur, je suis toujours ses nouvelles
parutions, parce que ses livres m'ont énormément appris sur le Passé de la Nouvelle France, et cela depuis "le Lys la rose et la feuille d'érable", mais aussi "1608-2008 quatre cents hivers autant
d'étés" un récit des quatre cents ans depuis l'arrivée de nos ancêtres les Français.. un livre qui a vraiment commencé à faire connaître cet auteur Français chez nous.. Vous avez vraiment raison de
souligner que notre Histoire nous est de moins en moins enseignée aussi nous devons, nous Québécois, vous remercier de mettre ainsi à la Une un auteur aussi important pour nous. je fais suivre
immédiatement votre article Pierre Hébert Tremblay


jdor 30/10/2011 18:13



Je suis très ému par votre réaction si chaleureuse. Heureux pour Marie-Hélène Morot-Sir, devenue une véritable amie, heureux pour moi-même également. J'aime le Québec bien que je n'ai jamais eu
l'occasion d'y venir. Mon blog est très modeste, mais si avec les écrits de Marie-Hélène, je peux réveiller, un tant soi peu, le désir de connaître leur histoire chez certains de vos
compatriotes, cette histoire qui est aussi un peu la nôtre, ce sera un vrai bonheur. Merci à vous.


Jean Dornac