Sarkozy & Charest : Même patron, mêmes dégâts

Publié le par jdor

Vous faites ce que vous voulez, mais franchement, je vous conseille de lire ces trois articles. La raison ? Autrement dit, pour quelle raison, en France, ce dossier nous concerne ? Jean Charest et Nicolas Sarkozy sont, tous les deux, des poulains de Paul Desmarais ! Tous les deux, sous une forme directe, comme Charest, ou indirecte comme Sarkozy, voient leurs noms cités dans des affaires plus que troubles. Faut-il s’en étonner ? En traçant la parallèle entre ces deux personnages on peut en déduire qu’il y a un système commun dans les deux pays, Québec et France et qu'un de ceux qui tirent les ficelles, pourrait bien être Paul Desmarais, décoré de la Légion d’honneur, ainsi que son épouse, lundi dernier le 7 novembre.... Charest semble bien englué dans ce qu’il voulait à tout prix éviter (article 1 et 2). Quant à Sarkozy, il est important de lire quels sont ses liens avec la famille Desmarais et quel pouvoir absurde il en tire. (article 3) 

Ce sont des choses à savoir à quelques mois des présidentielles françaises et dans la tourmente que vit l’économie européenne actuellement. (Jean Dornac)


Article 1

Commission Charbonneau - Du gros calibre

Charest est fait comme un rat

Par Richard Le Hir

Tribune libre de Vigile - jeudi 10 novembre 2011  

Le ballon que Charest croyait avoir sorti de son chapeau en nommant il y a quelques semaines une pseudo commission d’enquête complètement dépourvue de dents vient de lui éclater en pleine face. Le voilà pris avec une vraie commission d’enquête constituée de la juge Charbonneau, du doyen de la faculté de droit de l’Université McGill, Roderick Macdonald, un spécialiste du droit constitutionnel et public, et de Renaud Lachance, le vérificateur général du Québec. Du gros calibre !

On sait que le doyen Macdonald a déjà fait état de ses réserves à l’endroit des commissions d’enquêtes, allant même à les qualifier d’inquisitions. Sa présence servira donc à garantir que la commission Charbonneau ne versera pas dans les excès qui ont terni la réputation de ce processus.

Quant à ceux qui pourraient s’inquiéter de voir la Commission Charbonneau manquer de nerf suite aux réserves du doyen Macdonald, jamais elles ne pourraient faire contrepoids au commentaires du Barreau, et surtout aux propos de l’ex-juge de la Cour d’appel Louise Otis sur le premier mandat donné à la Commission Charbonneau.

Et la présence du vérificateur Lachance offre la garantie que la Commission Charbonneau se penchera sur l’infiltration du crime organisé aux plus hauts niveaux de l’État, comme l’a mise en relief le Rapport Duchesneau. En effet, le mandat du vérificateur général lui confère la responsabilité de s’assurer non seulement de l’intégrité des comptes de l’État, mais également de l’intégrité des processus de gestion. À la Commission, il sera aux premières loges.

 ***

Mais celui qui a l’air le plus fou dans tout ça, c’est évidemment Jean Charest. Après avoir tenté par tous les moyens d’échapper à la tenue d’une commission d’enquête pendant plus de deux ans, puis d’avoir tenté d’en nommer une de complaisance, en se félicitant même de son bon coup devant le congrès de son parti qui l’a applaudi à tout rompre pour son « astuce », il y a quelques semaines, le voilà pris avec une vraie commission qui doit déjà lui donner des sueurs froides à la seule perspective de ce qu’elle risque de mettre au jour.

Et Jean Charest n’est sans doute pas le seul à rire jaune ce matin. Ne soyez pas surpris si l’on apprend au fil des mois que certains personnages-clés ont décidé de prendre des vacances prolongées à l’étranger. Ne soyez pas non plus surpris d’apprendre en cours de route que la juge Charbonneau demande une extension de son mandat à d’autres champs d’activité que la construction, au fur et à mesure des découvertes qu’elle fera. Et Dieu sait s’il y en aura ! On peut même s’attendre à ce qu’elle exhume certains cadavres, au sens figuré, que d’autres commissions au mandat plus circonscrit (Grenier, Moisan) n’ont pas osé, ou pas pu, déterrer.

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Quant aux autres champs pouvant faire l’objet d’enquête, ce sont les découvertes qui seront faites sur le financement occulte des partis politiques qui vont en déterminer le nombre et la portée.

Pour avoir fait mon cours de droit à l’Université de Montréal en même temps que la juge Charbonneau et dans la même classe qu’elle, je me souviens de la profondeur de son engagement social et de son militantisme en faveur de causes « progressistes », pour employer un euphémisme qui sied bien à l’esprit de notre époque. Comme pour beaucoup d’entre nous, le temps a dû gommer les aspérités qui pourraient faire tache aujourd’hui, mais je serais surpris qu’elle n’ait pas conservé le coeur (et la raison) à la bonne place.

Il faudra maintenant voir qui sera désigné procureur chef de la commission et de quelle équipe il ou elle s’entourera, tant du côté des avocats que des enquêteurs. Mais encore une fois, il faut se rappeler que la juge Charbonneau est issue des rangs du ministère public, et qu’elle connaît donc parfaitement tout ce beau monde.

***

Être à la place de Jean Charest et de ses « p’tits zamis », je marcherais les fesses serrées à partir de maintenant. Il n’a plus aucune marge de manoeuvre politique ou juridique. Il est fait comme un rat.

Évidemment, les nouvelles les plus mauvaises pour lui tomberont alors qu’il ne sera probablement même plus en place. Mais le fait qu’il ne le soit plus rendra alors la tâche de la Commission d’autant plus facile, et le couperet n’en tombera que de façon encore plus tranchante. Attendez un peu de voir tous les rats quitter le navire à la suite du premier.

 Source : http://www.vigile.net/Du-gros-calibre


Article 2

Charest cède sur toute la ligne

Le Devoir - jeudi 10 novembre 2011 

La commission d’enquête sur la construction aura les pleins pouvoirs

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Renaud Lachance et Roderick A. Macdonald seconderont la juge Charbonneau

Robert Dutrisac - Québec — Le gouvernement Charest a dû finalement céder sur toute la ligne : la commission Charbonneau sur l’industrie de la construction sera dès le départ une vraie commission d’enquête avec tous les pouvoirs que lui confère la loi prévue à cet effet.

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Le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, qui nageait depuis quelques semaines dans les contradictions et gérait tant bien que mal les revirements, a annoncé, hier après-midi, que le Conseil des ministres avait adopté un nouveau décret qui ordonne « que, conformément à l’article 1 de la Loi sur les commissions d’enquête, soit constituée une commission d’enquête [...] » sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction. Ce décret remplace les deux décrets qui créaient la précédente commission. Le mandat reste exactement le même : examiner les stratagèmes et les activités de collusion et de corruption dans l’octroi des contrats publics à l’industrie de la construction, incluant les liens avec le financement des partis politiques, dresser un portrait de l’infiltration de l’industrie par le crime organisé et faire des recommandations pour corriger la situation.

Lundi, la juge France Charbonneau a fait parvenir une lettre à Jean Charest dans laquelle elle ne lui laisse aucun choix. « [...] lorsque j’ai accepté le mandat confié par le juge en chef de la Cour supérieure [François Rolland], je savais que j’allais devoir examiner l’étendue et la portée du mandat de même que des pouvoirs nécessaires pour mener à bien cette enquête », écrit-elle. Il est apparu à la juge Charbonneau « essentiel, pour permettre à la commission d’exécuter pleinement son mandat, qu’elle jouisse de tous les pouvoirs », soit le pouvoir de contraindre les témoins qui, en outre, bénéficieront de l’immunité. Les commissaires jouiront également de la pleine immunité. « Il est donc nécessaire que le décret soit modifié », conclut la juge péremptoirement.

Il n’est donc plus question d’une commission hybride dans laquelle la juge aurait procédé à huis clos dans un premier temps pour ensuite demander que la Loi sur les commissions d’enquête s’applique à ses travaux à venir, comme l’espérait le gouvernement depuis la volte-face du premier ministre lors du congrès libéral en octobre.

La juge Charbonneau a recommandé la nomination de deux commissaires, recommandation que le gouvernement a évidemment acceptée : le juriste Roderick A. Macdonald, titulaire de la Chaire F. R. Scott en droit public et constitutionnel de l’Université McGill, et Renaud Lachance, l’actuel vérificateur général du Québec. M. Macdonald a été notamment consultant pour la Commission royale sur les peuples autochtones et pour la commission Bouchard-Taylor, tandis que Renaud Lachance a produit en 2009 un rapport très critique sur la gestion des contrats au ministère des Transports. Les deux commissaires entreront en poste le 28 novembre prochain, ce qui permettra à M. Lachance de livrer son dernier rapport annuel.

Dans un court communiqué diffusé en début de soirée, France Charbonneau, qui était restée silencieuse jusqu’ici, précise qu’elle a déjà entrepris de « nombreuses démarches » pour constituer le bureau de la commission, notamment pour l’embauche de procureurs, d’un directeur, d’enquêteurs, de recherchistes, d’experts et d’autres effectifs. La commission informera le public de l’avancement de ses travaux « aux moments jugés opportuns », peut-on lire.

Pour Jean-Marc Fournier, ce fut un difficile exercice que d’expliquer comment le gouvernement en arrive, après 948 jours, selon le décompte de la leader parlementaire de l’Action démocratique du Québec, Sylvie Roy, à faire ce qu’il avait toujours refuser de faire jusqu’ici : créer une vraie commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Plutôt qu’un cafouillage, Jean-Marc Fournier y voit plutôt une évolution. « Il est possible que parfois, l’évolution des choses fasse que les décisions évoluent », a-t-il dit, un brin philosophe. Quant à la question des risques de contamination de la preuve policière qu’il soulevait inlassablement, le ministre croit maintenant que la commissaire a la compétence pour les minimiser. Le gouvernement était devant des avis contradictoires et « une commissaire d’expérience [...] devenait donc en mesure de [faire] la meilleure analyse », a-t-il souligné. Dans le décret adopté hier, il est mentionné que la commission veillera à ne pas compromettre les enquêtes policières et les poursuites afférentes, une directive qui devrait apparaître superfétatoire aux yeux de la juge Charbonneau.

Avec ce dernier épisode, l’opposition voit finalement ses voeux exaucés. « Enfin ! », s’est écriée Véronique Hivon, la porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice. C’est une victoire pour tous ceux qui ont dénoncé ce « simulacre de commission », estime-t-elle. Selon la députée de Joliette, le ministre de la Justice, désavoué par la communauté juridique, s’est discrédité. « Il a voulu jouer un rôle politique alors qu’on sait que la justice n’est pas partisane, la justice n’est pas politique, la justice doit être au-dessus de tout. »

« Toute la communauté juridique comprenait que ça ne pouvait pas se faire autrement », a soutenu Sylvie Roy. « S’ils [le gouvernement] avaient été responsables dès le départ, ils ne se seraient pas soumis au supplice de la goutte. » Selon la députée de Lotbinière, l’argument de la contamination de la preuve par la commission était « un faux prétexte ». Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, la population « est en droit de se réjouir » même si « l’obstination du gouvernement » a fait en sorte que la commission d’enquête a pris deux ans de retard.

Le porte-parole de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), Jean-François Del Torchio, a soutenu qu’il « était temps » que le gouvernement crée cette « réelle commission ». Disant refuser de faire « de la petite politique », il estime que c’est là un premier pas encourageant. La commission est un premier pas pour rebâtir la confiance dans les institutions québécoises.

Roderick A. Macdonald a déjà rempli des mandats pour les gouvernements libéraux à titre de consultant. C’est lui notamment qui a fourni des conseils juridiques pour l’élaboration de la loi anti-poursuites bâillons adoptée en 2009 par le gouvernement Charest. Par ailleurs, M. Macdonald a déjà une opinion bien arrêtée sur la commission d’enquête à laquelle il participera. Dans un texte publié dans Le Devoir au début d’octobre, M. Macdonald écrivait que « les commissions publiques les plus désastreuses ont été celles qui examinaient le passé pour enquêter sur des crimes allégués ». Or c’est précisément en quoi consiste une partie du mandat de la commission Charbonneau. Les commissions d’enquête les plus réussies « ont été mandatées pour gérer l’avenir », affirmait-il. Il déplorait aussi le « cirque médiatique » qui peut accompagner les commissions publiques qui « ont souvent l’effet de compromettre la preuve qui aurait été nécessaire pour assurer l’assise d’une accusation criminelle ». Il y a moins de deux semaines, à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Fournier citait d’ailleurs Roderick Macdonald pour justifier la décision du gouvernement de ne pas tenir une véritable commission d’enquête.

***

Avec la collaboration d’Antoine Robitaille

Source
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/335725/charest-cede-sur-toute-la-li (...)

Source : http://www.vigile.net/Charest-cede-sur-toute-la-ligne


Article 3

Lorsque vous lirez ce troisième article, souvenez-vous du « bouclier fiscal », de tous les cadeaux faits aux plus riches ; souvenez-vous aussi que Sarkozy, et lui seul, veut imposer la rigueur, toujours plus de rigueur, aux Français. Sans doute, alors, comprendrez-vous pourquoi… (Jean Dornac)

À chacun sa médaille

Lise Payette - Le Devoir - vendredi 11 novembre 2011

Une amie m’a récemment offert le livre de Jean-Philippe Demont-Pierot qui a pour titre Total(e) impunité (Res publica, 2010) en me disant : « Il faut que tu lises ça. » En le feuilletant rapidement, j’ai compris qu’il s’agissait d’un livre sur la compagnie Total, cette première entreprise française, comme l’auteur l’explique dès le début du livre, avec sa capitalisation de 100 milliards d’euros et des bénéfices de 13,9 milliards d’euros en 2008, présente dans 130 pays du monde... Total fait dans le pétrole. J’ai mis le livre de côté pendant quelque temps, le temps de terminer celui que j’avais en marche à ce moment-là. Mais il n’était pas loin et quand je l’ai repris, j’ai compris ce que l’auteur a voulu faire.

Le livre commence en fait le soir de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence française en 2007. Le tout nouveau président, ce soir-là, reçut le coup d’encensoir du peuple français en plein air, mais se hâta de quitter la foule car il avait un rendez-vous important au restaurant Le Fouquet, avenue des Champs-Élysées, où 55 des puissants fabricants de « leaders internationaux » l’attendaient pour faire la fête avec lui.

Parmi les 55 invités triés sur le volet, il y a des acteurs, des vedettes, des people et d’autres plus discrets, dont Sarkozy sait bien que sans eux il ne serait pas président de la France. Les deux plus puissants sont un Belge et un Canadien : le Belge est Albert Frère et l’autre, le seul et unique Paul Desmarais. L’auteur explique qu’ils sont amis et associés et qu’ils sont puissants, très puissants. Ils seraient au coeur des politiques financières, économiques et industrielles de nombreux pays... Ils ne décident pas, explique-t-il, ils SONT la décision. Pour la France, la Belgique, le Canada, l’Europe...

Si, comme moi, la perspective du forage dans le golfe du Saint-Laurent vous dérange, si le Plan Nord vous a déjà permis de comprendre que quelqu’un quelque part va s’en mettre plein les poches mais que le pactole n’enrichira pas les Québécois qui sont pourtant propriétaires de ce que le sol contient, si vous devinez déjà que Paul Desmarais ne risque pas de voir un puits de gaz de schiste sur son terrain privé devant sa maison, vous aurez du plaisir à lire le livre Total(e) impunité et à comprendre un peu mieux que le seul objectif des très riches, c’est de le devenir encore plus et d’acquérir par la force de leur argent des pouvoirs de contrôle sur à peu près toutes les décisions qui concernent nos sociétés et que s’empressent de prendre ces politiciens que les riches et puissants s’assurent de garder en poste aussi longtemps qu’ils servent leurs intérêts.

L’auteur affirme dans son livre, au sujet du pouvoir de Paul Desmarais, qu’« il n’existe pas un premier ministre canadien qui n’ait été désigné sans son aval. Certains disent qu’il les choisit et les met en scène, leur fabriquant un destin. Farouchement réactionnaire, il déteste les indépendantistes, les socialistes, les Québécois, le général de Gaulle ».

On sait que Nicolas Sarkozy a séjourné chez les Desmarais. Il a raconté à quel point Paul Desmarais avait été une inspiration pour lui. En remerciement, le 15 février 2008, le président de la France a remis la grand-croix de la Légion d’honneur à son grand ami canadien.

Mardi dernier, dans La Presse, le journaliste Louis-Bernard Robitaille écrivait, peut-être sans le savoir, la suite du livre Total(e) impunité. Il racontait en effet que le président Sarkozy avait remis la Légion d’honneur à Jacqueline Desmarais, « grande amie de la France et grande dame des arts qui a mis sa vie au service du beau et du bien ».

L’article nous apprend aussi que pratiquement toute la famille avait fait le voyage à Paris pour l’événement : l’honorable Paul Desmarais, C. P., C. C., président du comité exécutif de Power Corporation du Canada, ses enfants : Sophie, Paul fils O. C., et André O. C. Plusieurs petits-enfants étaient également présents. Parmi les amis du couple, dont on mentionne la présence et qui avaient fait le voyage, il y avait Lucien Bouchard (ex-premier ministre du Québec et défenseur des gaz de schiste), l’ancien ministre Serge Joyal et Luc Plamondon. Parmi les Français, l’article mentionne Martin Bouygues, le grand patron de TF1, la première chaîne de télé privée en France et un géant des travaux publics.

Si Nicolas Sarkozy dure encore un certain temps à la tête de la France, il devra sans doute remettre la Légion d’honneur aux autres membres de la famille Desmarais. Ça permettra de mesurer son attachement à la famille Desmarais.

Aucun danger que le président de la France remette la Légion d’honneur aux indignés qui se les gèlent sur les places publiques à travers le monde. On ne donne pas ça à n’importe qui. Il faut que ce soit mérité.

Source
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/335810/a-chacun-sa-medaille
Source : http://www.vigile.net/A-chacun-sa-medaille

 

 

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clovis simard 27/02/2012 13:12

Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-19. - THÉORÈME CHAREST LE MAUVE. - L'AVENIR DE JEAN CHAREST.

clovis simard 24/02/2012 01:31

Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-19. - THÉORÈME CHAREST LE MAUVE. - L'AVENIR DE JEAN CHAREST.

clovis simard 09/01/2012 22:08

Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-1. - PLAN NORD.
POUR LES QUÉBÉÇOIS ??

clovis simard 09/01/2012 18:01

Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-1. - PLAN NORD.
POUR LES QUÉBÉÇOIS ??