Sarkozy, « papa protecteur » ? Et quoi encore !

Publié le par jdor

Si le ridicule tuait…

Hé oui, si le ridicule tuait, demain, on annoncerait le mort de Sarkozy et de tout le gouvernement ! Tous ces « machins » nous prennent pour des demeurés, sans se rendre compte qu’une majorité de citoyens les classes parmi les benêts de la nation depuis près de cinq ans.

Si le ridicule tuait, sans aucun doute, on dénombrerait bien des morts du côté du CSA également. Il s’est offusqué que durant quelques mois la gauche PS ait utilisé trop de temps de paroles sur les ondes, mais ne voit pas le déferlement de ministres, cette volée de corbeaux sinistres, menteurs, flagorneurs, joueurs de pipeau ! Y a-t-il un jour sans qu’une flopée de prêcheurs ministériels n’investisse, n’envahisse les émissions télé et ceci sur toutes les chaînes possible ? L’avantage, c’est qu’à force d’abus, ils donnent la nausée à beaucoup de citoyens, les confortant dans leur intention de jeter tout ça à la poubelle dans quelques mois. Je dois avouer que j’ai rarement vu une telle assemblée de « lèches-culs »… Pardonnez le gros mot, ce n’est pas dans mes habitudes, mais trop, c’est trop !…

Le Président des riches et des peureux

Plus que jamais, à l’approche des élections, Sarkozy va jouer sur la peur, va l’envelopper dans un beau papier cadeau à destination de tous les citoyens qui, par manque de lucidité, ont peur, vivent dans la peur et par la peur. Il s’est permis, l’autre jour, à Toulon, d’affirmer cette chose que je trouve misérable : « La peur est revenue ».

Affirmant cela, il veut se poser en « protecteur » des Français. Oui, mais voilà, et là je parle en mon nom, tout en étant certain de n’être pas le seul, en tant que citoyen de ce pays, je dénie tout droit à Nicolas Sarkozy d’être mon « protecteur ». Je ne fais pas le trottoir, et n’ai nul besoin de « protecteur ». Notez que je n’ai rien contre les filles qui font le trottoir, même si je n’en ai jamais rencontrée, j’ai un grand et vrai respect pour elles.

Je suis en colère, oui, en colère ! Il est indigne de jouer avec et sur la peur des gens, de ceux, tout au moins, qui ne sont pas suffisamment informés, de ceux qui, éventuellement, ne sont pas assez lucides pour comprendre ce qui arrive. Et je considère qu’accepter d’être soumis au « protecteur » Sarkozy est indigne d’un être libre et responsable de sa propre vie !

Evidemment, même s’il ne l’a pas dit, on peut penser que Sarkozy visait surtout à protéger ses préférés, les riches de France ; il ne faut tout de même pas oublier qu’il est, avant tout, le Président des riches ! Et, bien sûr, il ne faut pas non plus perdre de vue qu’étant déjà en campagne électorale, il visait également tous ceux qui seraient tentés de voter pour le Front National, tous ces gens qu’il considère comme étant sa propriété. Il est vrai que ces électeurs-là, autant qu’on en sache, sont des gens qui vivent de la peur : peur des immigrés, peur de l’insécurité, bref, peur de tout ou presque. Mais quelle bassesse d’aller dans leur sens, de flatter leurs peurs juste pour se donner une chance de rester à l’Elysée. C’est indigne d’un véritable homme d’Etat, ce pourquoi, jamais je n’ai pu le considérer comme tel. Au mieux, il est une erreur de casting, au pire, il est un drame pour notre pays.

Selon ses critères et ceux de Claude Guéant, je dois être une personne déséquilibrée. En effet, je n’ai pas peur, de rien, et ce n’est pas de la prétention que d’affirmer cela. Il n’y a juste aucune raison d’avoir peur ! Je côtoie, tous les jours, à Paris, des membres de différentes communautés vivant dans la capitale. En deux ans de présence, y compris dans le métro, le soir, jamais, je dis bien jamais, je n’ai eu à ressentir la peur. Quant à avoir peur de la situation économique, là, je rigole, pardonnez-moi.

En effet, je ne peux pas avoir peur que pour ce que je possède. Or, je ne possède rien, pas même ma propre vie qui peut m’être enlevée à tout moment ! Il m’est donc impossible d’avoir peur. Lorsqu’on est sur le pas de la porte de son appartement, que la rue grimaçante est là, prête à vous ouvrir les bras pour vous absorber au moindre pépin, je ne vois pas de quoi nous aurions peur ! Quant à m’inquiéter pour les possédants, n’y songez même pas en rêve ! Hé oui, j’en suis conscient que j’ai l’égoïsme des pauvres, des laissés-pour-compte, l’égoïsme de ceux que l’on a rejeté ! Les vrais riches, jamais, ne se sont inquiétés pour les plus pauvres d’entre nous. Voyez Wauquiez qui pense, certes, aux classes moyennes, mais qui n’a que faire de la foule qui se situe en-dessous. Et s’il pense à nous, c’est juste pour mieux nous mépriser, mieux nous exploiter au nom de sa perception très particulière de la justice sociale, en faveur de ceux qui risquent de glisser vers nous, mais qui n’y sont pas encore.

Cependant, ceux que je vise, ce ne sont pas ceux qui appartiennent à cette classe moyenne, j’en fus, moi aussi, il y a un peu plus de vingt ans. Non, ceux dont je n’ai rien à faire, dont je me moque cordialement, ce sont bien les plus riches, tous ceux qui s’accaparent les biens naturels que la terre a prévu pour tout vivant sur cette planète, si l’égoïsme de cette classe n’était pas roi. Non, rien à foutre de ces voraces, de ces ogres, de ces mal-nés ! Ils peuvent bien chuter, je n’aurai pas une larme pour eux, je les réserve à ceux qui souffrent le plus, ceux qu’ils pillent sans cesse.

Les peurs de Sarkozy

En fait, ma conviction, c’est que Sarkozy est, lui, dominé par la peur. Peur pour son image, évidemment, mais surtout grande peur de n’être pas réélu, en mai prochain. Ses discours, comme celui de ses ministres ou affidés de l’UMP, montrent qu’ils sont proches de la panique. C’en est pitoyable !

Il a peur également, pour ses petits protégés, ce peuple minoritaire de très riches, ces gens qu’il n’aura cessé de choyer tout au long de son mandat. Les cadeaux qu’il leur a fait ont une part non négligeable dans ce qu’on nomme « la crise ». Dans un tel contexte, comment les protéger encore, comment leur assurer tous ces privilèges indus ? Sachant que s’il n’y parvient pas très rapidement, il perdra ces soutiens, notamment financiers, les plus importants. De quoi être angoissé !

Pour avoir une chance de les favoriser encore et encore, il poursuivra son œuvre de destruction du modèle social français, ce modèle inacceptable tant pour les plus riches que pour les « marchés » financiers. Depuis que le CNR (Conseil National de la Résistance) dans un contexte autrement plus difficile que notre situation actuelle, la France étant, à l’époque, ruinée par la guerre, a créé, très courageusement, ce modèle social pour tous les citoyens du pays, ce monde des très riches et des marchés financiers l’a gardé en travers de la gorge. A la faveur de l’inique néolibéralisme, ces deux mondes, les très riches et les financiers, n’ont eu de cesse de ruiner notre système social et Sarkozy est leur serviteur le plus dévoué et le plus fidèle ! Le mensonge étant la règle principale de cette idéologie anglo-saxonne, il n’est pas surprenant que Sarkozy prétende défendre notre système social. Un peu de lucidité de notre part, démontre l’exact contraire.

Il faut tout de même réaliser, avant les élections à venir, que ces gens détruisent les idées les plus belles, les plus généreuses. C’est comme l’idée de l’Europe, idée formidable, destinée avant tout, à l’origine, à éviter de nouvelles guerres. A mesure que les ans puis les décennies sont passés, ils en ont fait un groupe de marchands de tapis et de valets du monde de la finance.  Pour l’instant, il n’y a plus de guerre, mais de plus en plus de pauvres à qui on ne laissera que le choix de devenir, pour survire, des voleurs, des pilleurs, des assassins. Les bourgeois de l’UMP pourront se frotter les mains, ils pourront enfin dire, avec toute la bonne conscience qu’on leur connaît : « Salauds de pauvres ! »

Ce ramassis d’idéologues malfaisants nous obligera, ou tentera de le faire, à travailler plus, des journées plus lourdes et un nombre d’années toujours plus important. Pour compléter ce massacre, comme en Italie avec le nouveau gouvernement Goldman Sachs, le montant des retraites ira en s’amenuisant. On commence par ne plus indexer les retraites sur l’inflation et on ira jusqu’à diminuer le montant des retraites comme en Grèce, autre gouvernement estampillé « Goldman Sachs » non élu comme le nouveau pouvoir italien.

Pour une autre vie

Pour ma part, je rêve, pour mes enfants et les enfants de ce pays, et même du monde entier, que nous parvenions à casser enfin la mentalité anglo-saxonne qui domine aujourd’hui l’humanité. Je parle de cette mentalité qui voudrait que notre seule raison de vivre soit de travailler toujours plus et gagner le moins possible. Je rêve de voir s’installer, parce que ce n’est pas impossible et que l’état climatique de la planète l’exige, 

cette mentalité des Français de la Nouvelle France qui choquait tant les Anglais, cette mentalité qui disait qu’il valait mieux préférer travailler moins, en estimant qu’il n’est pas nécessaire de gagner beaucoup. (1)

Oui, c’était la mentalité de nos ancêtres au 17ème siècle dans cette Nouvelle France qu’ils bâtissaient avec courage et ténacité. Pourquoi ne la retrouverions-nous pas, en l’adaptant à notre époque ? Beau défi, non ? Et si loin de la mentalité de Sarkozy et de son clan…

Jean Dornac
Paris, le 5 décembre 2011

1 : Voir http://www.etat-critique-blog-politique.com/article-histoire-culture-entente-entre-fran-ais-et-amerindiens-91062889.html

Publié dans Réflexions

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Nathalie 05/12/2011 17:59

Tout cela est très bien dit ,un sociologue dans cent ans pourra faire ce constat...
Continuez à lui dire ses quatre vérités à ce type à l'égo surdimensionné!
Bravo!

jdor 05/12/2011 18:03



Merci, c'est très touchant !